jeudi 17 novembre 2011

tous à la manif samedi 26 !

Face à la crise, le gouvernement n’offre le choix qu’entre la rigueur ou la ruine. Avec les deux plans successifs en moins de 3 mois en France (retraites – TVA – impôts sur le revenu – Sécu – mutuelles - dépenses publiques) c’est une purge de 18 milliards d’euros que le Président de la République impose en grande partie aux salariés et aux familles. Il y a une véritable surenchère à la réduction des dépenses et à la super austérité qui anémie la croissance, aggrave l’injustice sociale et conduit à la récession et au chômage. L’austérité ce n’est pas la solution, c’est le problème.

Le Parti Communiste Français et le Front de gauche appelle les français à s’exprimer contre ces choix dans toute la France. Dans le Nord Pas de Calais, à Lens et à Lille le 26 novembre prochain, ils appellent la population à participer à des marches de lutte et de colère contre l’austérité, pour dénoncer le chantage des marchés financiers pour porter l’exigence de la hausse des salaires et du pouvoir d’achat populaire.

Ils feront entendre une autre voix que celle qui demande aux français de nouveaux sacrifices. D’autres choix sont possibles si l’on veut relancer la croissance, en luttant efficacement contre la spéculation et en augmentant les recettes du budget de la France (propositions sur pcf.fr) Ils veulent nous faire partager la dette, nous demandons à partager les richesses !

mercredi 16 novembre 2011

la dette, la dette, la dette !

Extraits de l'intervention du chef de l'Etat à l'ONU le 23 septembre 2008 : "Reconstruisons ensemble un capitalisme régulier et régulé où des pans entiers de l'activité financière ne sont pas laissés à la seule appréciation des opérateurs de marché, où les banques font leur métier" Voilà les promesses de 2008 !
Et voilà ce que nous dit le Premier Ministre, deux ans après : " Je pense que l'heure de vérité a sonné, et je crois qu'il n'est pas utile de s'en prendre aux agences de notation, aux banquiers, aux spéculateurs, à je ne sais quel bouc-émissaire...pour moi, le seul programme qui vaille en 2012, c'est le retour à l'équilibre des finances publiques" (discours de Morzine devant les Maires de France).
Résultats : Le gouvernement nous fait payer la crise sans rien changer au système financier : Les français devront payer 65 milliards d'euros d'ici 2016. C'est la facture la plus salée depuis la reconstruction de la France, en 1945 !
Les collectivités du Nord Pas de Calais en difficultés : Dans le Nord Pas de Calais, d'après la revue économique Eco 121 d'octobre 2011, les grandes collectivités de notre région n'arrivent pas à lever les emprunts nécessaires pour boucler les budgets 2011 : la région, les CG, les agglos, les grandes villes de Lille, Roubaix, totaliseraient un manque de près de 500 millions d'euros ! Les collectivités feraient les frais des mesures prudentielles exigées par Bâles 3 !
Bonjour les dégâts à venir si les collectivités ne peuvent plus investir et abandonnent des grands travaux !

dimanche 13 novembre 2011

Ce n'est pas à nous de payer leur crise ! Tous à Lille le 26 novembre

Tout a été dit par Nicolas Sarkozy devant les étudiants à Strasbourg ce mardi 08 novembre : Cette crise « peut être pour notre pays l’opportunité de prendre des mesures qu’il n’aurait jamais acceptées en dehors de la période de crise ».
Nous le disions depuis 2008 : Ils profitent de cette crise pour faire passer toutes les réformes libérales les plus dures pour notre pays. Ils détricotent à marche forcée les acquis de l’après guerre et ils construisent une économie complètement soumise aux lois du marché : celle de la finance et de la concurrence.
En 2 ans et après le G20, ils ont déplacé le curseur vers les peuples :
-          le 25 septembre 2008 Nicolas Sarkozy entend « moraliser le capitalisme et mettre au pas les marchés financier »
-          2 ans après : le problème, ce n’est plus le capitalisme et la spéculation, c’est la dette. Entre deux, 179 millions de chômeurs dans le monde en 2008 et  203 millions aujourd’hui soit 24 millions de plus ! 4500 milliards d’aides aux banques et rien n’a changé : pire les banques ont placé les Etats, les peuples sous leur tutelle.
Deux exemples :
1)      différence de taux entre l’Allemagne et la France : l’Allemagne emprunte à 2,1 %, la France emprunte à 3,3 %. Une différence de taux de 1,2 % sur un prêt de 180 milliards d’euros (ce que la France va emprunter en 2012) est de 2,16 milliards d’euros : voilà la facture que l’on nous présente : une partie de la dette doit être déclarée illégitime. L’Italie voit ses taux s’envoler : 7,25 % en novembre 2011.
2)      Dans la déclaration issue du G20, un article est passé inaperçu, révélé par le journal Les Echos : le paragraphe 26 dans lequel : les pays s’engagent à une « consultation de la Commission et des autres Etats membres de la zone euro avant l’adoption de tout programme important de réforme de la politique budgétaire ou économique susceptible d’avoir des effets sur les partenaires, afin de permettre une évaluation des éventuelles conséquences sur la zone euro dans son ensemble ». En clair, aucun Etat ne pourra décider d’une politique importante sans en référer avant à Bruxelles mais aussi à l’Allemagne. Pour Jacques Delpla, l’économiste interrogé par le journaliste des Echos « c’est une véritable bombe. Avec cette décision, c’est la fin en vue de l’autonomie des politiques économiques et budgétaires nationales. Avec une telle décision, impossible de faire la relance de l’économie, d’embaucher dans nos écoles et encore moins de revenir sur la retraite à 60 ans ! C’est une perte totale de souveraineté !
Comment peuvent-ils accepter une telle perte de souveraineté sans consulter les français ?
Voilà pourquoi nous devons plus que jamais être offensif et mener avec force un grand débat avec la population de notre pays. Parlons de la dette !
L’argent existe : en 2 ans, depuis la crise parce qu’aucun dispositif n’a été pris pour lutter contre les fuites des capitaux (exonération fiscale) c’est 125 milliards d’euros par an, le montant de l’évasion des profits des multinationales vers des paradis fiscaux. Prenons des mesures fortes pour récupérer cette somme !
Alors que l’impôt sur le revenu va augmenter pour tout le monde avec le nouveau plan d’austérité, celui des plus riches est en baisse de moins 1,8 milliard d’euros ( baisse de l’ISF ).
Si on appliquait le même barème de l’ISF qu’en 1999, ce sont prêt de 16 milliards d’euros  d’impôts que nous récupérerions !
Les revenus du capital : ils sont taxés à 19 %. En le portant à 41 % comme 99% des ménages français imposables, ce sont 100 milliards d’euros tout de suite dans les caisses de l’Etat
Les exonérations de charge : jusqu’à 1,6% du SMIC, cela représente 30 milliards d’euros, en augmentation de 55 % en 9 ans ( source le Figaro ) ! Les grandes multinationales qui versent des dividendes à leurs actionnaires n’ont pas à bénéficier d’un tel dispositif ! On estime à 15 milliards les exonérations de charges inutiles, qui ne créent pas d’emplois.
Au lieu d'une politique d'austérité pour les français, nous avons besoin d'un vrai plan de relance de l'activité et de la consommation. Faisons nous entendre ! N'attendons pas les élections ! Rendez vous le samedi 26 novembre à Lille à 11h!

samedi 12 novembre 2011

ventes d'armes : stop !

1 140 milliards de dollars, le montant des dépenses militaires mondiales en 2010. En 10 ans, elles ont doublé!

En France, le budget de la Défense s'élève à 31,72 milliards d'euros ( hors pension ), en hausse de 1.6% par rapport à 2010.
Si nous avons des économies à faire pour notre pays, il y a certainement du gras dans le budget de nos armées. Et si nous réduisions fortement le nucléaire militaire de notre pays ? Voilà le vrai débat a engager sur le nucléaire. Le nucléaire militaire absorbe 21% du budget total. Il y a 6 à 8 milliards à économiser tout de suite !

pour une industrie solide dans notre région

« Sevelnord doit vivre », « Mobilisation générale pour gagner la bataille de Sevelnord »… a-t-on pu entendre le 29 octobre dernier à Hordain où 700 personnes – salariés, syndicalistes, élus - ont décidé de se mobiliser au sein d’un Comité de vigilance, d’initiative et d’action pour l’avenir de cette usine automobile du . Une mobilisation que les communistes considèrent essentielle et forte en symboles non seulement pour les 2800 salariés et les milliers de sous-traitants de l’entreprise, mais aussi pour toute l’industrie automobile régionale.
Au printemps dernier, la CGT révélait un projet de fermeture de plusieurs sites du groupe Peugeot (PSA) en Europe de l’ouest, dont celui d’Hordain, à l’horizon 2007. Depuis, l’annonce de 6800 suppressions d’emplois en Europe (4200 en France) a confirmé la menace. D’autant que le PDG du groupe, Philippe Varin, n’a pas caché qu’il préférait investir en Inde et au Brésil les 800 millions de « cash flow », de profits, réalisés en Europe.
L’heure est grave pour Sevelnord mais on s’interroge aussi sérieusement chez Renault. La construction d’une voiture électrique à Maubeuge ne doit pas masquer le fait qu’il n’y a pas d’embauches chez MCA. A Douai, où l’effectif est en chute libre, on constate que l’arrêt d’un des deux flux de production coïncide avec la construction d’une usine au Maroc.
En dix ans, les constructeurs français ont réduit d’un tiers leur production sur le territoire national ; la balance commerciale, excédentaire de 10 milliards d’euros en 2000, est aujourd’hui déficitaire de 3,5 milliards, principalement pour cause d’importation de voitures de marque française. Les délocalisations n’ont pas pour but de développer l’industrie dans les pays en voie de développement dans le cadre d’une coopération mais d’attiser la concurrence aux dépens des salariés exploités dans ces pays et de ceux qui sont virés en France. Les salariés français coûteraient trop cher selon le PDG de Peugeot, mais Toyota a investi pour produire la Yaris à Onnaing.
L’automobile est le symbole d’une industrie française qui fout le camp… Le gouvernement, qui avait avancé 6 milliards pour faire face à la crise de 2008, contre promesse de ne pas délocaliser, invoque encore aujourd’hui la crise et la « guerre économique », promettant tout au mieux d’accompagner la stratégie des industriels..
Or il y a de l’argent pour investir et produire en France. Globalement, ces dernières années, les actionnaires ont prélevé 220 milliards d’euros de dividendes quand les investissements des entreprises plafonnaient à 200 milliards d’euros. PSA a réalisé 10 milliards d’euros de bénéfices en 10 ans et accumulé 11 milliards de trésorerie. Ca continue : au premier semestre 2011, Renault a réalisé 1,253 milliards d’euros de profit, soit une hausse + 56,41 % par rapport au premier semestre 2010 ; Faurecia, filiale de Peugeot, enregistre 185,8 millions de profits (+ 82,5 %). Etc.
Il y a donc de l’argent et l’Etat peut prendre les décisions politiques : pour preuve ici même dans le Nord-Pas de Calais où, dans les années 1960/1970, la colère et la lutte des populations des bassins miniers et métallurgiques avait contraint les gouvernements à implanter Renault – entreprise alors nationalisée – à Douai et Maubeuge (MCA). Point de départ du développement d’une industrie automobile et d’un savoir-faire dans cette industrie dans la région.
Aujourd’hui, les communistes exigent de l’Etat qu’il prenne ses responsabilités. A plus long terme, ils proposent d’investir dans la recherche et de nouveaux outils pour consolider une filière automobile (de la tôle produite à Dunkerque à la voiture finie en passant par la recherche), l’adapter aux besoins de mobilité individuelle et familiale qu’elle permet, répondre à la crise écologique et sociale, au développement durable : C’est tout le sens du combat des communistes du Nord aux côtés des salariés et des populations des bassins industriels concernés.