dimanche 13 novembre 2011

Ce n'est pas à nous de payer leur crise ! Tous à Lille le 26 novembre

Tout a été dit par Nicolas Sarkozy devant les étudiants à Strasbourg ce mardi 08 novembre : Cette crise « peut être pour notre pays l’opportunité de prendre des mesures qu’il n’aurait jamais acceptées en dehors de la période de crise ».
Nous le disions depuis 2008 : Ils profitent de cette crise pour faire passer toutes les réformes libérales les plus dures pour notre pays. Ils détricotent à marche forcée les acquis de l’après guerre et ils construisent une économie complètement soumise aux lois du marché : celle de la finance et de la concurrence.
En 2 ans et après le G20, ils ont déplacé le curseur vers les peuples :
-          le 25 septembre 2008 Nicolas Sarkozy entend « moraliser le capitalisme et mettre au pas les marchés financier »
-          2 ans après : le problème, ce n’est plus le capitalisme et la spéculation, c’est la dette. Entre deux, 179 millions de chômeurs dans le monde en 2008 et  203 millions aujourd’hui soit 24 millions de plus ! 4500 milliards d’aides aux banques et rien n’a changé : pire les banques ont placé les Etats, les peuples sous leur tutelle.
Deux exemples :
1)      différence de taux entre l’Allemagne et la France : l’Allemagne emprunte à 2,1 %, la France emprunte à 3,3 %. Une différence de taux de 1,2 % sur un prêt de 180 milliards d’euros (ce que la France va emprunter en 2012) est de 2,16 milliards d’euros : voilà la facture que l’on nous présente : une partie de la dette doit être déclarée illégitime. L’Italie voit ses taux s’envoler : 7,25 % en novembre 2011.
2)      Dans la déclaration issue du G20, un article est passé inaperçu, révélé par le journal Les Echos : le paragraphe 26 dans lequel : les pays s’engagent à une « consultation de la Commission et des autres Etats membres de la zone euro avant l’adoption de tout programme important de réforme de la politique budgétaire ou économique susceptible d’avoir des effets sur les partenaires, afin de permettre une évaluation des éventuelles conséquences sur la zone euro dans son ensemble ». En clair, aucun Etat ne pourra décider d’une politique importante sans en référer avant à Bruxelles mais aussi à l’Allemagne. Pour Jacques Delpla, l’économiste interrogé par le journaliste des Echos « c’est une véritable bombe. Avec cette décision, c’est la fin en vue de l’autonomie des politiques économiques et budgétaires nationales. Avec une telle décision, impossible de faire la relance de l’économie, d’embaucher dans nos écoles et encore moins de revenir sur la retraite à 60 ans ! C’est une perte totale de souveraineté !
Comment peuvent-ils accepter une telle perte de souveraineté sans consulter les français ?
Voilà pourquoi nous devons plus que jamais être offensif et mener avec force un grand débat avec la population de notre pays. Parlons de la dette !
L’argent existe : en 2 ans, depuis la crise parce qu’aucun dispositif n’a été pris pour lutter contre les fuites des capitaux (exonération fiscale) c’est 125 milliards d’euros par an, le montant de l’évasion des profits des multinationales vers des paradis fiscaux. Prenons des mesures fortes pour récupérer cette somme !
Alors que l’impôt sur le revenu va augmenter pour tout le monde avec le nouveau plan d’austérité, celui des plus riches est en baisse de moins 1,8 milliard d’euros ( baisse de l’ISF ).
Si on appliquait le même barème de l’ISF qu’en 1999, ce sont prêt de 16 milliards d’euros  d’impôts que nous récupérerions !
Les revenus du capital : ils sont taxés à 19 %. En le portant à 41 % comme 99% des ménages français imposables, ce sont 100 milliards d’euros tout de suite dans les caisses de l’Etat
Les exonérations de charge : jusqu’à 1,6% du SMIC, cela représente 30 milliards d’euros, en augmentation de 55 % en 9 ans ( source le Figaro ) ! Les grandes multinationales qui versent des dividendes à leurs actionnaires n’ont pas à bénéficier d’un tel dispositif ! On estime à 15 milliards les exonérations de charges inutiles, qui ne créent pas d’emplois.
Au lieu d'une politique d'austérité pour les français, nous avons besoin d'un vrai plan de relance de l'activité et de la consommation. Faisons nous entendre ! N'attendons pas les élections ! Rendez vous le samedi 26 novembre à Lille à 11h!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire